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Saint-Ouen, le 30 septembre 2015

Réaction de la FNAA au scandale VW


Le scandale des 11 millions de véhicules VW équipés d’un logiciel capable de fausser les tests anti-pollution est l’occasion pour la FNAA de réaffirmer ses exigences de transparence de l’industrie automobile à l’égard de l’ensemble des métiers de la branche des services de la filière automobile.

Cette scandaleuse dissimulation avérée et avouée de la part d’un constructeur récemment sacré N°1 mondial pose le problème crucial, pour les réparateurs indépendants des réseaux constructeurs comme pour les consommateurs, de la transparence que l’on peut espérer de la part des constructeurs.

La FNAA et sa structure européenne AESRA se battent depuis des années pour qu’au niveau national comme européen, les pouvoirs publics prennent conscience que, malgré les efforts des législateurs et en dépit des promesses des constructeurs, l’accès demeure encore imparfait pour les acteurs indépendants de la rechange et de la réparation automobiles notamment aux informations techniques, aux campagnes de rappels dites « silencieuses » (discrètement réalisées à l’occasion d’un entretien dans le seul réseau de marque) et plus généralement, à toutes les informations qui permettent de réaliser un entretien ou une réparation en pleine connaissance de cause et dans l’intérêt souverain de la sécurité des consommateurs-automobilistes.

La situation particulièrement inconfortable de Bosch, qui a fourni ce logiciel de test au constructeur sans apparemment en avoir maîtrisé l’utilisation frauduleuse qui en a ensuite été faite par le groupe Volkswagen, renforce la détermination de la FNAA à exiger que les pouvoirs publics légifèrent urgemment. Certes les équipementiers sont devenus les premiers concepteurs des nouvelles technologies qui équipent aujourd’hui les véhicules. Certes, ils sont aussi les partenaires quotidiens de la formation et de la performance des acteurs indépendants. Mais il apparaît clairement ici que ces équipementiers n’ont pas nécessairement la latitude juridique nécessaire pour transmettre l’intégralité des informations liées à un véhicule qui doit être théoriquement, librement et correctement entretenu dans l’atelier de son choix, quel que soit son âge et ce, même durant la période de garantie.

Au-delà, lors de l’utilisation au quotidien de l’automobile, les contrôles techniques devraient être accrus quant à la conformité avec les normes de protection de l’environnement comme l’avait déjà demandé à maintes reprises la FNAA.

La FNAA va donc interpeller les dits pouvoirs publics, élus et instances européennes pour que tous tiennent dorénavant compte d’une évidence clairement apparente à la lumière de ce scandale : on ne peut laisser l’industrie automobile se charger seule et sans contrôle renforcé, de respecter et d’appliquer les règles élémentaires édictées par une nécessaire libre concurrence entre tous les acteurs de l’entretien-réparation.


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