jeudi 3 décembre 2020

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Le gouvernement s’apprête à faire volte-face en introduisant à son initiative un malus sur le poids des véhicules sur le projet de loi finances pour 2021. Une politique “un pas en avant, deux pas en arrière” qui traduit l’inconsistance du gouvernement en la matière que la FNA considère inacceptable.  

A travers une lettre ouverte adressée au Président de la République le 24 septembre dernier, la FNA dénonçait déjà cette mesure qui résulte des propositions de la convention citoyenne pour le climat. Le gouvernement avait dès lors pris l’engagement de ne pas adopter ce dispositif. L’industrie automobile est déjà soumise à une réglementation européenne drastique en matière de réduction des émissions polluantes. La politique fiscale française de surenchère qui va bien au-delà de ce cadre européen n’a pour objectif que d’engranger des recettes fiscales et pour effet de pénaliser à outrance nos concitoyens et ce dès 2021. Une écologie punitive contreproductive 

Après la mobilisation de la FNA, c’est d’un seul front que les acteurs de l’automobile se soulèvent pour faire face aux propositions de durcissement du malus écologique par les pouvoirs publics : 40 millions d’automobiles, puis, la tribune commune parue ce jour des autres acteurs de la filière.  

Il y a quelques semaines, le gouvernement avait arbitré par le biais du ministre de l’économie et des finances, Bruno Lemaire, l’abandon de la taxation sur le poids des véhicules. C’est avec désolation que la FNA apprend ce rétropédalage qui met la filière automobile en danger et dans la tourmente.  

La FNA demande aux pouvoirs publics de ne peut pas retenir le poids pour le malus automobile dans la période actuelle. Il en va de la survie de nos entreprises.