lundi 19 novembre 2018

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Après des années de non-communication et plusieurs mois de conflit, le dialogue est désormais ouvert entre assisteurs et dépanneurs. Les premières rencontres ont eu lieu et les principaux différends ont été évoqués. Nous sommes encore loin d'un accord; les premières propositions des sociétés d'assistance sont nettement insuffisantes.

Le 19 avril dernier, à l’initiative de la F.N.AA, une toute première rencontre entre les deux parties avait enfin permis d’ébaucher un cadre de discussions: une liste des points de friction majeurs était alors évoquée, à fin d’être étudiée et discutée par un groupe de travail commun et selon un calendrier de rencontres alors établi.
 
La première de ces rencontres a eu lieu le 28 juin dernier. Aucun des différends qui opposent les dépanneurs-remorqueurs et les sociétés d’assistance n’a été éludé, comme le montrent les thèmes explorés par le groupe de travail:

 

·        rappel du respect mutuel nécessaire pour une bonne collaboration dans le respect de l’application du code de commerce en matière de négociation commerciale, de la durée des contrats et des préavis de résiliation;

·        travail sur les opérations gratuites;

·        problématique du dépannage sur place;

·        étude de la partie majoration des heures de nuit, et des interventions effectuées le week-end et les jours fériés;

·        amélioration des échanges d’informations entre dépanneurs-remorqueurs et sociétés d’assistance (missionnement automatique…);

·        définition précise du contenu du forfait première intervention;

·        vérification par les sociétés d’assistance de la conformité règlementaire des professionnels du dépannage-remorquage;

·        clause d’indexation;

·        étude des besoins en formation.

 Le chemin est encore long

 «Durant cette première réunion, un nombre certain de propositions a été formulé par les assisteurs comme par les dépanneurs», se félicitent Régean Floret et Claude Aubry, respectivement vice-président et membre du bureau de la branche dépannage-remorquage de la FNAA; «mais nous sommes encore très loin d’un accord. Nous attendons mieux: les premières propositions des assisteurs sont nettement insuffisantes».
 
C’est le cas par exemple des exigences inacceptables en matière de prestations gratuites (gardiennage) ou de la prise en compte insuffisante des surcoûts que les entreprises de dépannage-remorquage assument inévitablement quand elles mobilisent leurs salariés pour des interventions nocturnes, les week-ends ou les jours fériés.

«Nous espérons donc vivement que des avancées significatives en la matière se concrétiseront au plus tard lors de la prochaine réunion du groupe de travail fixée fin septembre», précise Aliou Sow , Secrétaire Général de la F.N.AA.

En marge de ces négociations, la F.NAA rappelle qu’elle est et restera particulièrement attentive aux tarifs proposés individuellement à chaque entreprise de dépannage-remorquage qui, «nous le rappelons car c’est le fond de ce long conflit, travaillent trop souvent sous leur seuil de rentabilité", conclut Aliou Sow.


07/07/2011